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Filip Francis et mon texte sur 'Europe 25'

Je connaissais le travail de Filip Francis sur la vision périphérique. Pas très bien. À la rétrospective de la Chaux-de-Fonds, Filip Francis allait montrer, entre autres, son travail (nouveau) sur l’Europe. Rien de périphérique donc. Le contraire ? Mais l’Europe et ses cartes comportent beaucoup de frontières. Il a donc, si je puis dire, périphérisé les frontières, fragilisé les limites, les bordures, les obstacles, ah l’espace Schengen ! mais en utilisant du fard (des pigments dilués). Un maquillage donc. Comme si l’espace Schengen n’était qu’une façade… une sorte de tableau quoi ! Bref une scène où l’homme se retrouve, verbe faible. S’invente serait déjà mieux. Mais le tableau illusionne (quoiqu’il a donné une perspective). L’Europe illusionne. L’Europe peinte était au sol. Les autres œuvres de F. Francis pendaient au mur. Et comme le remarquait le conservateur Edmond Charrière dans l’avant-propos : « Il est piquant de noter, enfin, que cette figuration de l’Europe, délavée, incertaine et fragmentée, a été présentée pour la première fois en Suisse, ce petit espace vide au centre du dispositif pictural et communautaire, alors même que la future Constitution européenne était mise à mal. » Vingt ans plus tard… Et je remarque seulement aujourd’hui que les peintures au sol n’étaient pas contigües et que le vide qui les sépare (ou les unit) ne comptait pas pour du beurre.

 

M.A., 27 janvier 26.

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Filip Francis, copie dans le champ de vision périphérique d’après Sainte Agathe de Zurbaran, actuellement visible à la Galerie Nadja Vilenne

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Zurbaran, Sainte Agathe, musée Fabre,

127 x 60 cm

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